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maintenant que la viande est froide!

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Message par Invité le Jeu 19 Nov - 19:08

voilà peut être une analyse qui voit la chose un peu plus raisonnablement:
-elle analyse la connerie des médias
-elle recentre le débat sur une question qui mérite d'être posée: savoir quel type d'agriculture veut le consommateur.
je ne souhaite pas créer de polémique.


Par Jérôme Latta | 5 novembre 2015 (source: regards.fr)
Maintenant que la viande est froide, retour sur la polémique

Les réactions suscitées par l’étude de l’OMS sur la consommation de viande ont montré l’immaturité de l’opinion et des médias sur les sujets de santé publique, malgré la nécessité d’un traitement rationnel et transparent de ceux-ci.

Lundi 26 octobre, l’OMS annonçait le classement de la consommation de viande rouge comme « probablement cancérogène pour l’homme » et celle des produits carnés transformés (dont la charcuterie) a été classée comme « cancérogène pour l’homme ». Instantanément, "l’information" circulait, à l’état brut, suscitant une avalanche de reprises et de réactions – la plupart sans mesure.

Pourtant, si l’on prend comme référence la première dépêche AFP publiée (la plus relayée en France), tous les éléments de pondération étaient d’emblée présents. C’est-à-dire, pour les principaux :

les risques associés à la viande rouge et à la charcuterie sont déjà documentés et ne présentent pas de caractère de nouveauté [1]. Ce qui a été présenté est justement une synthèse des travaux sur la question.
ce n’est pas en soi sur la consommation des aliments en question que l’OMS alerte, mais sur son excès. L’organisation recommande de la limiter.
le nombre estimé de décès imputables à cette consommation est modéré en comparaison de ceux liés à l’alcool ou au tabac (34.000 versus 600.000 et un million).

Dans les médias, un registre de dramatisation
Malgré la disponibilité des principaux éléments de compréhension de la problématique, la logique de l’instantanéité et celle de la captation de trafic a conduit à simplifier et dramatiser. Certains titres retenus en témoignent : "Viande et cancer : le rapport choc de l’OMS" (europe1.fr), "La charcuterie et les viandes accusées de favoriser le cancer" (ladepeche.fr), "La charcuterie est cancérogène" (lesechos.fr et al.).

Toutefois, selon les conventions actuelles sur la titraille (qui tiennent donc au désir de capter du trafic dans un contexte très concurrentiel, mais aussi de se conformer aux règles de référencement sur les moteurs de recherche), il était difficile d’introduire des nuances en quelques mots, de ne pas associer cancer et viande, et de mettre en exergue des notions nettement plus subtiles comme celle de la probabilité (des pathologies concernées), des incidences et des méthodologies d’évaluation.

Or, avec les réseaux sociaux et la logique globale des flux, l’information réellement assimilée tend à se limiter… aux titres, la proportion d’internautes ayant réellement lu les articles (majoritairement factuels et honnêtes) avant de les relayer et de les commenter étant congrue. Résultat : le sens de l’information se réduit à « La viande donne le cancer » [2]. Dans un deuxième temps viendront des articles plus détaillés (ici ou là), à même de relativiser l’alarme sans la minorer, mais il seront noyés dans le flot [3].

Sur les réseaux sociaux, un régime de posture
Sur les réseaux sociaux, la logique du commentaire immédiat favorise elle aussi ces interprétations lapidaires. Et la logique de la posture (à adopter immédiatement aussi) ne va pas non plus dans le sens de la complexité, quelles que soient les protagonistes : apologues du véganisme ou laudateurs de la barbaque, agités alarmistes ou adeptes de la désinvolture, carnivores du terroir ou bobos urbains, tous mettent en scène des oppositions caricaturales.



Cependant, les réactions épidermiques sur Twitter ou Facebook n’ont pas seulement témoigné de la culture de l’instantanéité et de la superficialité, mais aussi de la sensibilité "culturelle" (de la dimension anthropologique, même) des pratiques alimentaires. Très exactement ce qu’il faudrait pouvoir objectiver et dépasser au profit d’une approche simplement rationnelle.

On ne peut en effet se contenter de se débarrasser du problème avec des réplique du type « Vivre tue », « Bientôt tout plaisir sera interdit » ou « Il faut bien mourir de quelque chose » (ni, inversement, avec des appels en faveur de nouvelles prohibitions) : autant d’attitudes qui favorisent le statu quo et le maintien de ce qu’il faut bien désigner comme le rapport de forces actuel sur le marché de l’information sur les risques de santé.

La nécessité de mettre en perspective
Un tel contexte, en effet, ne se prête pas à l’exposé de ce qui aiderait à "informer" la question sans en faire nécessairement un objet d’antagonismes inconciliables. Les éléments sont pourtant nombreux, s’agissant de mettre en perspective ce que ce dossier particulier met en exergue. Il est ainsi regrettable que l’occasion ne serve pas à questionner les modèles d’élevage intensifs et les pratiques de l’industrie agroalimentaire, pourtant remis en cause par une remarquable série d’affaires, de pandémies et d’études.

Par exemple, il serait utile, plutôt que d’opposer consommation et non-consommation de viande, de distinguer entre une production de qualité respectueuse des animaux et de l’environnement, et une production industrielle qui transforme la chair animale en "minerai de viande", lui adjoint à l’excès sel, sucres, conservateurs et autres substances aux effets mal évalués. Ou encore de relier le dossier avec les négociations pour le Traité transatlantique, qui prépare un "assouplissement" des normes sanitaires et environnementales…

Les impacts sur la santé humaine, l’environnement et le climat, de mieux en mieux évalués, nous placent devant des choix dont l’acuité va en s’accroissant, tandis que s’enclenche ce qui ressemble à une transformation profonde. La baisse continue de la consommation de produits carnés, les doutes motivés sur la qualité des produits, la défiance à l’encontre des substances qu’ils contiennent, les interrogations sur la souffrance animale, la progression du végétarisme esquissent une telle transformation, qui ne peut s’accomplir sans heurter les perceptions acquises.

La transparence et la gestion des risques
Au-delà du seul dossier de la viande et même de l’alimentation, le problème qui se pose à nos sociétés est celui de l’évaluation et de la gestion des risques sanitaires – un problème dont les termes ont profondément évolué au cours des dernières années [4].

Le débat ne devrait se poser sous la forme d’une lutte entre hédonistes et ascètes, bons vivants rougeauds et néo-hygiénistes verdâtres, mais se construire autour de l’information à produire sur les risques et la gestion de ceux-ci. Car c’est bien l’information des populations — mais aussi des autorités qui décident les politiques publiques en la matière – qui en constitue le point névralgique, tant il faut lutter pour assurer son indépendance et sa transparence : contre le pouvoir que les intérêts industriels s’assurent par le lobbying, la confiscation de l’expertise, la proximité avec les institutions publiques, l’ingénierie de la communication, la capacité de censure des annonceurs et diverses manipulations dont l’affaire Volkswagen n’est que le plus récent témoignage.

L’objectif est que chacun puisse, avec la meilleure connaissance possible des risques, choisir ceux qu’il prend – et non subir ceux qu’on lui impose à son insu. Il s’agit là d’une lutte véritablement politique, intimement liée à la reconquête d’un fonctionnement démocratique de la société et de ses institutions.

Notes

[1] Un autre état des recherches a été publié en juin dernier par l’Institut national du cancer (INCa).

[2] Lire aussi la chronique de Daniel Schneidermann.

[3] Tandis que l’OMS, à laquelle on peut reprocher de n’avoir pas bien maîtrisé sa propre communication (peut-être à cause de l’objectif premier de toute communication, consistant à obtenir de la visibilité), publiait une liste de précisions.

[4] Sous l’influence des scandales sanitaires, de l’émergence de la notion de perturbateurs endocriniens, du poids grandissant des associations, de l’apparition des lanceurs d’alerte, de la progressive prise de conscience que les élus gouvernent sous influence, etc.

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Message par Invité le Jeu 19 Nov - 21:06

c'est un peu long a lire alors je suis pas allé au bout tout a fait

mais une petite anecdote

une femme en retraite, ancienne agricultrice et plutot defenseuse de petite ferme m'a dit "je ne vais pas à la superette là bas, c'est trop cher..." et ensuite de se plaindre que bientot il n'y aura plus rien dans les villages alentours...
la superette est un carrefour contact ndlr

ça rejoint la question recentré sur ce que veut le consommateur

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Message par Anestel le Jeu 19 Nov - 21:29

Trop long pour moi aussi. 
ça m'empèchera pas de manger de la viande et du saucifflard.
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Message par Pickland le Jeu 19 Nov - 22:07

Bien trop long pour tout lire.
mais ce soir un collègue qui travail dans le milieu de la viande me fait la remarque que les fou de dieu avait donné de la mp aux média et heureusement car la conso avait sérieusement baisser.
les infos viennent de l'oms et parallelement les states on mis au point un produit de  substitution a la viande rouge violon .
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Message par alaindesalpes le Jeu 19 Nov - 23:14

Oh bin merde, en lisant le titre, je pensais que tu voulais parler du tordu refroidi qui fait la Une de l'actualité aujourd'hui honte
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Message par le butté le Jeu 19 Nov - 23:17

alaindesalpes a écrit:Oh bin merde, en lisant le titre, je pensais que tu voulais parler du tordu refroidi qui fait la Une de l'actualité aujourd'hui honte

+1
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Message par baba le Ven 20 Nov - 5:57

et moi des affres de la sexualité à partir de 60 ans lol! lol! lol! lol!
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